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Cocktail
explosif
Contact :
Etre la sportive 600 la plus
extrême ne vous dispense pas de subir une loi ingrate mais indispensable
: l'évolution. Et même quand on s'appelle R6, on n'y échappe
pas.
Mais miss pistarde ne se fait guère de souci. Avec les ingénieurs
Yamaha qui se sont penchés sur elle et un potentiel incroyablement
redoutable sur piste, la version 2008 de cette furieuse 600 va réjouir
bien du monde.
A commencer par les amateurs de
technologie. Après avoir adopté le système de contrôle
de la poignée de gaz YCC-T ( drive by wire ), la R6 pique maintenant
à sa soeur R1 l'admission
variable YCC-I (Yamaha Chip-Controlled Intake). Un ensemble dans la
boite à air qui permet de modifier la longueur des cornets d'admission.
L'ensemble des cornets est divisé en 2 sections, celle du haut
étant mobile, actionné par un servo-moteur lui même
géré par électronique. A bas régimes, pour
améliorer le couple, les cornets sont désolidarisés
et l'air transite via la section inférieure, ce qui donne des
tubulures d'admission courtes. La réponse moteur à l'accélération
est ainsi meilleure.
Plus haut dans les tours, à un certain régime, la section
supérieure s'abaisse
et vient coiffer les cornets de base. De ce fait, les tubulures d'admission
sont plus longues et apportent plus de gniak dans les hauts régimes.
Une modification de la boite à air étant indispensable,
son orifice a également été amélioré
pour diminuer la résistance à l'air.
Pour gérer au mieux ce cocktail d'électronique et d'admission,
Yamaha en a profité pour revoir les réglages de l'YCC-T
et de l'injection. D'autant plus que les motoristes ont rajouté
du patator dans le bouilleur.
13,1 à 1, cela vous dit quelque chose
? C'est le taux de compression dans les cylindres de la nouvelle R6.
Tout simplement le taux le plus haut jamais adopté sur une Yam
de série. Avec 12,8 à 1 sur l'ancien
modèle, ça comprimait déjà
pas mal. Mais là, ça devient très costaud. Ceci
a été rendu possible grâce à de nouveaux
pistons haute compression. Point distinctif : leurs calottes de forme
légèrement convexe autorise une chambre de combustion
à “toit en pente”.
Les modifications internes ne s'arretent pas là : les renfoncements
de la culasse ont été creusés pour accueillir les
quatre soupapes ultra-légères en titane. Pour gérer
l’augmentation des charges créée par ces nouveaux
pistons, les paliers de bielles ont été élargis
et l’orifice de graissage des paliers principaux a été
revu. Par ailleurs, les ressorts des soupapes d’admission et d’échappement
sont désormais réalisés dans un alliage plus endurant
qui garantit la constance et l'efficacité du travail des soupapes
en conditions de pilotage extrême sur circuit. Le tendeur de chaîne
de distribution bénéficie maintenant d’un traitement
au carbure de palladium destiné à durcir sa surface et
à garantir une qualité de fonctionnement constante de
la chaîne.
Coté échappement, le silencieux intermédiaire
logé en sortie des tubulaires du 2eme et 3eme cylindre est élargi
de 30%, toujours en vue d'améliorer le couple à bas régimes.
Ça, c'était le coté technique. Pour
savoir ce que ça donne en chiffres, 3 suffiront pour vous faire
saliver : 135. Cent trente cinq chevaux obtenus à 14 500 tr/mn
(129 sans l'admission d'air forcé). La puissance que développait
une 750 il n'y a pas si longtemps. Sauf qu'aujourd'hui, autour de cette
puissance, il y a un EXUP, des soupapes en titane, un anti-dribble,
une poignée Drive by wire YCC-I, une admission variable YCC-T,
et un chassis qui a lui aussi évolué.
Grâce à sa
maîtrise de la technologie de moulage sous pression, Yamaha redéfini
la répartition de rigidité du cadre en modifiant par touches
l'épaisseur de paroi des deux poutres latérales, notamment
au niveau des genoux du pilote. Parallèlement, la paroi de la
colonne de direction a été épaissie afin de gagner
en rigidité, tandis que la traverse qui reliait les côtés
gauche et droit du cadre Deltabox disparaît sur le modèle
2008, comme ça avait été le cas sur la
R1 modèle 2007.
Ces modifs sont quasi impossibles à voir à l'oeil, mais
sont censés améliorer la tenue de route et accroître
la précision de la R6 en virage. Sur ce plan, rien n'est laissé
au hasard : les nouveaux fourreaux de fourche bénéficie
également d'une rigidité différemment répartie,
d'un nouveau té inférieur, et d'un déport de té
allongé. Sur ce train avant redoutable, le freinage demeure l'excellent
double disque 310 mm avec étriers radiaux à 4 pistons
; le seul changement provient de l'épaisseur des dis ques,
passant de 4,5 à 5 mm.
Vous connaissiez le magnésium comme matériau
employé pour les carters, ou certains éléments
du cadre. Sur la nouvelle R6, il est utilisé également
pour la boucle arrière du cadre. Et hop, 450 gr de gagnés
à cet endroit. En dessous, on trouve de l'aluminium non plus
extrudé mais forgé à certaines sections du bras
oscillant. A quelques centimètres de là, la suspension
arrière a été allégé via un nouveau
support du réglage de la compression, comme sur la
dernière R1. Et pourtant, la R6 a pris du poids. 5 kgs en
2 ans, pour s'établir en 2008 à 166 kgs à sec.
Depuis l'année dernière, la folle chasse au poids ne semble
plus être la priorité des constructeurs (sauf Honda et
Ducati).
Lorsque vous monterez dessus, vous allez vous rendre
compte que les changements vous concernent aussi. La position de conduite
est avancée de 5 mm et les demi-guidons descendent de la même
amplitude. Des valeurs faibles mais qui devraient permettre de faire
encore plus corps avec la machine... et de s'épouvanter un peu
plus de chaque balade "pépère". 
Coté esthétique, c'est subtil et pourtant, la R6 a encore
gagné (un tout petit peu) en dynamisme. Mais il faudra être
vraiment attentif pour distinguer que les bords supérieurs des
flancs ont été redessinnés, que le point de fixation
des rétros est modifié d'un chouïa, que la nouvelle
bulle coiffe un bec encore plus acéré, et qu'on a un tantinet
revu le dessus du réservoir. Des pichenettes, mais un design
toujours incroyablement agressif et résolument irrésistible
: comme si l'adrénaline avait guidé le crayon du dessinateur.
La petite touche finale qu'on a adoré : les jantes couleur or
sable, comme sur la R1 version SP.
Fulgurante d'efficacité sur piste, l'YZF-R6 compte
bien tenir les avant-postes encore longtemps. Une petite retouche esthétique,
encore plus d'électronique et d'aides technologiques, plus de
watts, un chassis encore optimisé... Quelle belle chose que l'évolution
!

M.B
(Powered by Motoplanete - photos
constructeur)
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Moteur
| - Type: Quatre cylindres en ligne inclinés
vers l'avant, 4 temps, double arbre à cames en tête,
seize soupapes |
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| - Refroidissement : liquide |
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| - Cylindrée : 599 cm3 |
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| - Alésage x course : 67 x 42,5 mm |
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| - Taux de compression : 13,1 : 1 |
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| - Puissance : 129 ch à 14 500 tr/mn - 135 ch
avec l'admission d'air forcé |
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| - Couple : 6,71 mkg à 11 000 tr/mn - 7,05 mkg
avec l'admission d'air forcée |
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| - Lubrification : Carter humide |
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| - Admission : Système d'injection d'essence issue
de l'YZR-M1 avec injecteur secondaire |
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| - Embrayage : Multidisque à bain
d'huile (anti-dribble) |
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| - Allumage : DC-CDI |
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| - Mise en route : Démarreur électrique
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| - Transmission : Six vitesses en prise constante |
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| - Transmission finale : Chaîne |
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| - Batterie :12 V - 8 Ah |
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| - Capacité du réservoir d'huile : 3,4
L |
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Partie cycle
| - Cadre : Deltabox en aluminium |
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| - Suspension avant : Fourche télescopique inversée,
Ø 41 mm |
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| - Débattement roue avant : 115 mm |
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| - Suspension arrière : Bras oscillant renforcé
(Monoamortisseur) |
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| - Débattement roue arrière : 120 mm |
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| - Frein avant : Double disque, Ø 310 mm, étriers
à 4 pistons |
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| - Frein arrière : Simple disque, Ø 210
mm, étrier à 2 pistons |
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| - Pneu avant : 120/70 ZR17M/C (58W) |
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| - Pneu arrière : 180/55 ZR17M/C (73W) |
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Dimensions
| - Longueur hors tout : 2 040
mm |
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| - Largeur hors tout : 705 mm |
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| - Hauteur hors tout : 1 100 mm |
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| - Hauteur de selle : 850 mm |
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| - Empattement : 1 380 mm |
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| - Garde au sol mini. : 130 mm |
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| - Poids à sec : 166 kg - tous pleins faits :
nc |
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| - Capacité du réservoir d'essence : 17,3
L |
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| - Capacité de la réserve : 3,4 L |
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| - Angle de chasse : 24° |
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- Prix : 11 400€ (estimé)
- Côte de l'occasion
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financer cette moto
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ses fonds d'écran
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LES
PLUS |
- Chassis et moteur optimisés
- Style toujours aussi affirmé |
|
LES
MOINS |
- Faut aimer l'échappement
- Position en utilisation route |
La
concurrence
Performances
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| - Vitesse
maxi :+ de270km/h |
| - 0 à 100 km/h : nc |
| - 0 à 200 km/h : nc |
| - 400 m DA : nc |
| - 1 000 m DA : nc |
| - Conso moyenne : nc |
| - Autonomie : nc |
Tarifs
du neuf et de l'occasion |
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| - Neuf : 11 400€ |
| - 2 005 : 6 630 € |
| - 2 004 : 5 530 € |
| - 2 003 : 5 250 € |
| - 2 002 : 4 760 € |
| - 2 001 : 4 170 € |
| - 2 000 : 3 740 € |
Fréquence
entretien |
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| - Vidange : 10 000 km |
| - Filtre à huile : 10 000
km |
| - Filtre à air : 20 000 km |
| - Jeu aux soupapes : 48 000 km |
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